Changer ses fenêtres … ou ne rien faire …? Une question que beaucoup d’entre vous se posent .

Nous sommes sans cesse confrontés à une avalanche d’informations contradictoires.

  • Les pubs pour les menuiseries nous vantent le confort et les économies d’énergies apportées par leurs produits.
  • Le gouvernement supprime pratiquement toutes les aides car il estime que le gain énergétique est insuffisant en regard de l’investissement.
  • Les artisans consultés nous affirment que « changer ses fenêtres, c’est la priorité ! »

Avant toute chose, il faut faire un bilan thermique ou un diagnostic thermographique avec une caméra thermique . Cela permettra de déterminer si le remplacement est pertinent. Par exemple, une fenêtre double vitrage non étanche à l’air ne sera pas plus efficace qu’un simple vitrage sans infiltrations d’air …

Les différents cas de figure.

  • Vous avez des menuiseries simples vitrages.

Vous ne pouvez décemment pas les conserver. Surtout si les murs sont isolés. La perte de chaleur est maximale ( au minimum 3 fois supérieure à un double vitrage récent). Le remplacement s’impose !

Dans certains cas particuliers (logements en secteur monuments historiques, menuiseries de caractère …) on pourra améliorer l’efficacité énergétique. Par la mise en place de survitrage ou de double fenêtre par exemple..

  • Vous avez du double vitrage ancienne génération.

Si les menuiseries sont en bon état et étanches à l’air (à vérifier avec une caméra thermique) le gain énergétique sera faible au regard de l’investissement très important que représente le changement de toutes les menuiseries.

Précision : je n’évoque ici que la partie « thermique ». Il va de soi que si vous en avez assez de poncer, gratter et lasurer régulièrement vos anciennes menuiseries bois, le remplacement sera judicieux ! De même les fenêtres PVC anciennes peuvent être décolorées par les UV et inesthétiques et leur remplacement se justifie donc.

Et le triple vitrage ?

Dans les Hauts de France, il faut optimiser la pénétration solaire dans nos logements. Pour cela, le « facteur solaire » (c’est, pour simplifier, le pourcentage d’énergie solaire récupéré dans le logement) des vitrages doit être important ! Hors, une fenêtre à triple vitrage à un facteur solaire faible et ne se justifie donc que sur les façades peu ou pas ensoleillées.

Comment limiter les déperditions des fenêtres anciennes ?

  • Mettre en place des volets isolants qui, la nuit ou en période d’absence des occupants, limiteront les déperditions de chaleur.
  • Installez des « rideaux thermiques » (rideaux avec un doublage thermique dont la fonction sera de réfléchir les rayons infrarouges générés par le chauffage du logement).
  • Remplacer les joints défectueux entre l’ouvrant et le dormant et colmater les défauts d’étanchéité entre la maçonnerie et le cadre de la fenêtre.